Une
concertation est nécessaire
entre les communes et les
entreprises
Nous passons de plus en plus de
temps en déplacements. Cette
évolution, sensible, n'a pas
seulement des effets sur la saturation des
axes routiers importants. Nous nous
habituons à consommer dans les
transports publics. La quantité de
déchets que doivent gérer
les sociétés de transports
suit naturellement la même tendance.
En y regardant de plus près, il n'y
a pas (encore) de quoi s'alarmer: de
quelques grammes par voyageur dans les
transports publics urbains, à
près de 80 grammes par voyageur des
CFF, les quantités sont minimes en
regard des autres déchets à
gérer en Suisse. Cependant, avec
des taux de recyclage de 20% environ, le
tri des déchets des usagers des
transports publics n'est pas des plus
efficaces.
Que faire alors pour mieux
gérer ces flux? Plusieurs
entreprises se sont
préoccupées de cette
question et ont choisi des solutions
originales présentées dans
ce numéro. La question se pose
aussi du partage des tâches et des
responsabilités avec les communes.
Ce que nous jetons aujourd'hui dans le
train ou dans le bus, nous le confiions
autrefois à notre commune (repas
pris à domicile essentiellement,
journaux sur abonnement,
).
Conscientes de cette évolution qui
leur est défavorable, certaines
entreprises de transports suppriment toute
poubelle dans leurs véhicules et
invitent leurs usagers à utiliser
les poubelles publiques de la voirie.
Comme la limite n'est pas clairement
définie entre ce qui ressort de la
compétence communale et ce qui
incombe à l'entreprise de
transports publics, une concertation entre
les parties est nécessaire.
Sébastien Piguet
Bird, Prilly
|