Ce numéro a été, une fois
de plus, l'occasion d'une enquête passionnante
à la découverte d'un univers technique
&endash; celui des sources lumineuses. Ce survol à
travers le temps et l'espace met en contraste
l'incroyable et permanente innovation technique, ses
conséquences environnementales et les
réponses &endash; inévitablement en retard
d'une guerre &endash; de l'industrie du recyclage.
On est en droit de se demander si Fr. 3'600.&endash;
par tonne n'est pas trop cher payé pour
récupérer quelques tonnes de verre,
d'aluminium et de laiton, sachant que les
éléments toxiques finissent en
décharge souterraine. Probablement que
l'enfouissement de l'entier des tubes coûterait
moins cher.
Les administrations et les grandes entreprises
fournissent l'essentiel de l'effort de collecte des
lampes fluorescentes. Pour l'élimination d'un tube
fluorescent, elles paient 70 à 90 centimes, soit
près de la moitié du prix d'achat en gros
de ce même tube.
Souvent, le service d'achat et le service technique
chargé de l'élimination s'ignorent. Les
éliminateurs, n'ayant pas une formation
d'acheteurs, ont beaucoup de peine à analyser la
qualité de la prestation qu'on leur offre et, par
conséquent, le rapport qualité/prix. Mais
le temps est bientôt venu où la
qualité d'un produit sera évaluée
sur l'entier du cycle de vie et en intégrant les
aspects économiques, techniques et
environnementaux.
Ce jour-là, les fabricants seront prêts
à offrir un produit répondant à tous
ces critères, avec un bénéfice
évident pour l'environnement, l'innovation et le
développement durable.